LE GRAND TEMPLE

de l'EGLISE REFORMEE de CASTRES

 

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Façade

du

Grand Temple

 
Il est situé au 2 Rue du Consulat, dans l'Ecusson du Centre Ville de Castres, entre la rivière Agoût et la Rue Henri IV (sur le Quai du Carras, prendre la rue du Carras et aller tout droit).
 
Historique
 

L'origine du Grand Temple de Castres se trouve dans la Chapelle des Capucins bâtie par cet ordre sur les instructions de Louis XIII après la dernière guerre de Religion, dite " de Rohan ", gagnée par l'armée catholique devant Montpellier le 19 octobre 1629.

Il est possible, mais pas certain, que cette construction faisait suite à une chapelle précédente dont on voit un mur et une porte murée ogivale dans la rue.

 
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Les cinq derniers capucins en furent chassés en 1791 par la Révolution, malgré leur réputation auprès de la population. L'immeuble, transformé en grange puis en dépôt de salpêtre, fut enfin dévolu à la fabrication de poudre pour l'armée. Après la chute de Robespierre, il fut affecté, à l'exception du cloître, actuellement noyé dans les constructions voisines, à l'exercice du culte réformé en 1795, par application de la Loi du 2 prairial an III. Cette situation perdure encore.
Architecture
 

L'immeuble se signale dans la rue du Consulat par une porte surmontée d'un arc bombé avec une sculpture rappelant les insignes propres aux premiers occupants : des bras croisés avec les stigmates, et un soleil rayonnant.

 
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Quelques mètres au-dessus, quatre fenêtres éclairent l'intérieur, et un oculus au droit de la porte est fermé par une vitre et un grillage.
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L'entrée donne sur un petit vestibule, isolant des courants d'air et du bruit.

Ce sas franchi, on est impressionné par la nef rectangulaire, flanquée de quatre chapelles, et surtout par la chaire monumentale, ronde, entourée de deux escaliers, de style grec avec ses deux colonnes cannelées et son fronton, due à l'architecte Barthès.

 
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La chaire

et ses

lambris

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Photo Laurent Frézouls, avec autorisation
 

De hauts lambris encadrent le fond réservé à l'officiant, aux bancs des Conseillers presbytéraux et des Diacres, ainsi qu'au parquet supportant la table de communion en marbre, de pur style Restauration, don d'une paroissienne.

 
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Table

de

Communion

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Le plafond remplace les voûtes d'arêtes primitives, encore présentes dans une chapelle.

Des travaux récents ont amélioré l'acoustique.

 
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Vue d'ensemble

au-dessus de l'entrée

et la tribune de l'orgue

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A gauche de l'entrée, une cave vide a été sondée et condamnée en 1937.

Le sas d'entrée sert de tribune à l'orgue, fournie par la Mairie, il y a peu, dont la sonorité complète heureusement la gamme des églises de la ville.(en savoir plus...)

Au même niveau que l'instrument, des galeries coupent les arcs des chapelles depuis la fin du XIXème siècle pour recevoir la multitude des fidèles. (en savoir plus...)

Le mur du fond, soutenant la chaire, est percé de trois ouvertures, dont deux portes, prises dans les lambris, accèdent à la sacristie, ancien choeur réservé aux dévotions des capucins devant le maître-autel. La voûte, en croisées d'ogive, est d'origine ; curieusement surmontée d'une salle appartenant à un immeuble voisin. La troisième ouverture, en arc de plein cintre, est dissimulée par la chaire et n'est accessible que de la sacristie.

Décoration
 

L'ensemble, nef et chœur, est éclairé par quatre fenêtres hautes, face au Sud, les deux premières coupées par le plancher des galeries. Le décor ancien du XVII ième siècle n'est plus visible sous un badigeon uniforme, réputé bleu avec filets d'or, repéré par endroits lors des travaux en 1936.

Il en resterait deux ensembles, l'un derrière la chaire, dont on a perdu la mémoire, l'autre derrière l'orgue, apparu à l'occasion de remplacement de l'instrument, avec son décor religieux dans un cartouche ovale, meublé d'anges, d'un chapeau, de crosses, de croix autour d'armes épiscopales, probablement de Mgr de Tubœuf, aumônier de Louis XIV, en fonction à Castres de 1664 à 1682. Le relevé en a été fait pour exposition dans une chapelle Nord. (en savoir plus...)

 
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La Réforme a modifié cet aspect au cours du XIXième siècle par des badigeons et des panneaux de faux marbres portant des versets de la Bible ou des textes de la Loi et des Commandements, tant entre les chapelles que de chaque côté de la chaire, surmontée d'une urne laissant échapper une nuée. (en savoir plus...) Décor typique de l'époque, supprimé au profit d'une seule croix simple en bois, plus en rapport avec l'esprit du culte pratiqué. Proche de l'entrée, une plaque de marbre est le souvenir de la chapelle détruite de l'Eglise Réformée Evangélique.

Les chaises primitives, mobiles et bruyantes, ont été remplacées par des bancs fixes, avec allées centrales et latérales. L'accès à la table de communion a été facilité par l'enlèvement d'une très belle grille en fer forgé qui la séparait des fidèles.

 
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Dans la sacristie, (en savoir plus...), une remarquable suite de portraits remémore la figure des pasteurs qui se sont dévoués depuis la Révolution, à la propagation de la PAROLE, au service de l'Eglise et à LA GLOIRE DE DIEU…..SEUL !
Quelques repères historiques
 
1517
Martin Luther affiche à Wittemberg (Allemagne) ses thèses critiques contre l'Eglise jugée trop éloignée du message évangélique de la Bible.
1541
Jean Calvin (France-Suisse) publie en français son ouvrage théologique "L'institution chrétienne".

1598 : Henri IV, par l'Edit de Nantes, reconnaît entre autres aux protestants la liberté de conscience. Montauban, la "Genève française" a une Académie protestante de réputation internationale.

1621 : Louis XIII, voulant rétablir le culte catholique en Béarn, fait le siège de Montauban mais échoue malgré les fameux "400 coups de canon".

1685 : l'Edit de Nantes est révoqué. Les protestants sont contraints à l'exil ou à l'abjuration. La résistance s'organise autour de la piété familiale et des pasteurs itinérants.

1789 : la déclaration des droits de l'homme et du citoyen proclame la liberté de conscience.

1793 : instauration la liberté de culte.

1802 : promulgation des "Articles Organiques" organisant l'Eglise Réformée dans le même esprit que le Concordat au profit de l'Eglise Catholique.

1848 : transformation de la décoration à l'intérieur du Temple avec sa nouvelle chaire et ses lanbris.

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1905 : la Fédération Protestante de France est créée.
 
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